Artisane d'art, une démarche

Métier d’art, un choix de vie alternatif et responsable

Mon parcours

Architecte, j’ai exercé ce métier pendant 10 ans, travaillant principalement sur des équipements publics, centre culturel, bureaux, écoles, EHPAD… Puis j’ai souhaité trouver un autre rythme de travail, un autre rythme de vie !

Fledermaus est né en 2014, comme le reflet de certaines envies et préoccupations.

Artisane d’art, une autre vie pour :

  • stimuler l’imaginaire
  • mêler le beau au quotidien
  • prendre le temps de la réflexion, de l’observation, de la conception,
  • la joie de fabriquer de ses mains

Une démarche artistique et artisanale

Passionnée d’art en général, graphiques, décoratifs et appliqués en particulier, j’ai toujours accordé une grande importance aux lieux de vie et aux objets qui nous entourent. Je conçois et fabrique des objets liant expression artistique et fonctionnalité.


Mon processus créatif repose sur une curiosité insatiable et de multiples essais. Un jour, l’idée de détourner la linogravure vers le luminaire. Un autre, celle de superposer deux papiers estampés pour révéler une image cachée à la lumière. Chaque pièce est unique, chaque estampe singulière.

Un luminaire Fledermaus n'est pas un simple objet. C'est une invitation à ralentir,  à regarder,  à rêver

Pourquoi Fledermaus ?

Fledermaus signifie « chauve-souris » en allemand. C’était le nom du cabaret fondé en 1907 par les membres du Wiener Werkstätte — ce collectif d’artistes, d’architectes et d’artisans viennois qui prônait l’art total : des objets beaux, utiles, faits avec soin, sans excès d’ornement.


Leur programme résonne encore aujourd’hui : lier le concepteur, l’artisan et le public. Partir de la fonction. Laisser les matériaux s’exprimer. C’est exactement ce que j’essaie de faire, à mon échelle, dans mon atelier de Saint-Étienne.

« L’esprit commence et finit au bout des doigts »  « L’esprit commence et finit au bout des doigts »  Paul Valéry

La technique au service de la création

La linogravure

Technique de gravure sur plaque de linoléum, dite « en taille d’épargne », apparentée à la gravure sur bois (xylogravure)

Les plaques sont gravées avec des gouges.

L’encre typographique utilisée est à base d’eau.

L’impression est réalisée au rouleau, sans presse.

C’est une méthode de gravure relativement jeune : le linoléum apparaît en Angleterre en 1863. À l’origine utilisé uniquement pour recouvrir les sols, c’est seulement en 1900 qu’il est détourné vers la gravure. Le linoléum est un matériau naturel, composé d’un mélange de poudre de liège, d’huile de lin, de gomme et de résine, l’ensemble étant comprimé sur une toile de jute. Le linoléum est plus homogène que le bois et ne comporte pas de fil.

ESTAMPAGE

Quatre étapes principales

  • le report du dessin, préalablement imaginé, au crayon sur la plaque
  • la gravure proprement dite (la gravure est faite en négatif, c’est à dire que l’on évide les futures zones de blanc et on épargne celles où va se déposer l’encre)
  • l’encrage de la plaque au rouleau
  • l’impression du motif gravé sur papier

Le théâtre d’ombres

Je travaille sur le principe du théâtre d’ombres en superposant deux lès de papier, un papier blanc à l’extérieur, un papier coloré à l’intérieur.

La journée, vous percevez un premier plan de motifs sur papier blanc.

Le soir, quand vous éclairez votre luminaire, la teinte de l’intérieur se révèle et d’autres motifs apparaissent en transparence créant un jeu de surprise et de profondeur.

Le montage des abat-jours

Je monte entièrement les abat-jours, leur donnant un sens, à poser ou à suspendre.

Je maroufle mes papiers sur du polyphane, matière spécifique pour les abat-jours, leur donnant leur rigidité.

Je travaille avec un artisan métallier français, qui me fabrique mes structures en cuivre, naturelles ou laquées noir.